






Quel fan de mangas n’a jamais voulu voir qui serait le gagnant dans un combat opposant Yoh (Shaman King) et Naruto (Naruto) ? Ou bien encore dérouiller la tête de Yûgi (Yu-Gi-Oh) à grands coups de Kaméhaméha ? Eh bien tous ces rêves sont enfin possibles grâce aux efforts combinés de Ganbarion et Nintendo, qui nous sortent un jeu de combat jouable jusqu'à quatre et dans la même veine qu’un bon vieux Smash Bros.
Si Jump m’était conté…
Les mangas pris dans le jeu ont tous un point commun (oui, oui, il y a bien un point commun entre DBZ et Yu-Gi-Oh), c’est qu’ils ont été édités dans le même hebdomadaire japonais (malheureusement inconnu chez nous) nommé le Weekly Jump. Ce magazine a édité des mangas tels que Naruto, Hikaru no go, Hunter x Hunter, Death Note (encore inconnu chez nous), Black Cat ou l’excellent Kenshin le vagabond. Eh bien, les personnages de pas moins de 27 mangas différents auront l’occasion de se démolir la poire sur DS… mais seulement au Japon. En effet, le jeu n’est prévu ni aux USA, ni en Europe.
Créer un manga pour combattre.
Le jeu se dote d’un gameplay novateur. En effet, le joueur aura, sur l’écran tactile, une page de manga (qu’il aura constituée ou une préconstruite) formée grâce à des cases appelées Koma récupérables dans le jeu. Ces cases se répartissent en plusieurs catégories : Les help komas, en une case, qui servent à améliorer les capacités du joueur ou à le soigner, les komas de soutien qui invoquent un perso offensif ou défensif en deux ou trois cases et les battle komas, de 4 cases et plus et qui permettent de changer de combattant. Il y a 150 personnages répartis dans toutes les sortes de komas, ce qui laisse donc une variété de choix assez considérable pour former le deck ultime. Lors du combat, le joueur devra cliquer sur le koma qu’il veut invoquer pour pouvoir s’en servir, à condition que sa barre de puissance ait assez de points pour permettre l’invocation. A noter qu’il existe une façon de former un combo avec plusieurs personnages en cliquant sur eux à tour de rôle…).
Un parcours long et difficile.
Vous ne pensiez pas que tous les komas allaient vous être offerts sur un plateau d’argent, et que la valeur de ce titre ne tenait qu’à ses combats et ses nombreux personnages, quand même ? C’est pas de chance, le jeu possède un mode aventure plutôt long et assez difficile (surtout quand on ne parle pas la langue de Musashi), et c’est le seul moyen de pouvoir débloquer des komas (ou des decks supplémentaires). Moralité ? Eh bien, vous allez devoir faire quelques heures de combats avec des missions (comme, par exemple, finir la mission sans recevoir de dégâts, ou en le mettant plusieurs fois KO par ring-out, ou, encore, en cassant plus de caisses que lui). Si vous réussissez à « finir » le jeu, vous pourrez obtenir quelques stages supplémentaires (comme ceux de Bleach ou de Slam Dunk, par exemple) et de nouveaux Komas.
Conclusion :
Pour terminer, le jeu est à acheter ABSOLUMENT, même si l’on ne comprend pas le japonais, et promet de belles nuits blanches en perspective (oui, il y a de l’ambiance, quand on est nombreux autour) et est vraiment prenant (oui, les plus jeunes finiront par vouloir expédier leurs camarades à l’autre bout de la cour de récré à grands coups de RASENGAN). Je pense que tout est dit, il ne vous reste plus qu’à vous jeter sur votre site d’import favori et commander cette bombe en puissance.
Note: 5.5/6
Les plus:
Les moins:
Notre petit poseur de bombes est de retour, et il n’est pas content. Trouvant qu’un terrain normal ne convenait plus à ses petites « sauteries », il a décidé que les deux écrans de la DS et son micro offraient une perspective un petit peu plus intéressante. Affûtez vos casques, préparez vos explosifs, ça va faire mal…
Le moins que l’on puisse dire sur la série des bomberman, c’est qu’en gardant le même principe (c'est-à-dire, exploser joyeusement tous ses adversaires) , elle arrive à trouver un petit quelque chose en plus qui vient rajouter du piment aux –très courtes- parties en multi-joueur. Cette version ne déroge, bien sûr, pas à la règle. Voyons voir quelles sont les nouveautés.
Le principal changement vient de la taille des maps qui s’étendent maintenant sur les deux écrans de la console. En effet, portes, trappes et autres téléporteurs pourront être utilisés pour aller d’un écran à l’autre. La première crainte serait d’avoir des maps trop grandes pour quatre joueurs, et là, Hudson nous répond par un coup de génie. En effet, puisqu’on double le terrain, on va aussi doubler le nombre de joueurs ! Et voila comment huit joueurs se retrouvent sur le terrain avec un seul but : exploser les sept autres.
Puisque l’on parle du mode multi-joueur, il est très important de préciser que le jeu peut se jouer à huit avec une seule cartouche… voila qui promet quelques soirées bien animées, mais, surtout, bruyantes.
En effet, les créateurs ont aussi pensé à utiliser le micro de la console pour innover. Selon le mode sélectionné, le micro pourra servir à poser une bombe, faire exploser une mine, utiliser un bouclier… Bref, je vous laisse imaginer le foutoir lorsque huit joueurs jouent dans la même pièce (merci au Wi-Fi), et qu’on est sans arrêt gêné par notre gentil (ex-)ami qui hurle sur son micro, vous faisant exploser votre propre bombe au visage…
Maintenant qu’on a parlé du mode qui fait l’intérêt du jeu, nous allons passer aux choses qui fâchent, c'est-à-dire le mode solo. Et là, par contre, aucun effort n’a été fait : pas de scénario, un jeu facile et court…
Le principe est le même que le multi-joueur, c'est-à-dire atomiser tout ce qui est sur la map (bon, ça va, vous avez compris les règles? Si ce n’est pas le cas, je vous conseil de prendre des cours auprès de John Rambo, expert en la matière…. mais je m’égare).
Les cartes sont grandes (mais sur un seul écran, l’écran tactile servant à activer les bonus récoltés dans le jeu, tels qu’une vitesse accélérée, des explosions plus puissantes, la possibilité de poser plus de bombes ou encore d’autres types de bombes), mais le nombre d’ennemi est assez réduit (et ils sont suffisamment abrutis pour vous laissez le temps de les anéantir gentiment… C’est fou, la joie qu’ont certaines personnes à se faire exterminer, quand même) ainsi que le temps nécessaire à l’accomplissement d’une mission (un niveau se traverse en, grand maximum, une petite minute).
Vous aurez régulièrement des boss à combattre dans des map étalées, cette fois, sur les deux écrans. Comme on pouvait s’en douter, ces derniers sont gros, laid et, surtout, stupides, et ne sauraient causés de grosses difficultés à un joueur de niveau normal (en effet, si vous jouez avec deux mains gauches et dix pouces, il se peut qu’ils vous bloquent).
Pour conclure, je pense que vous laisserez rapidement ce mode de côté pour vous plonger dans l’intense entraînement, nécessaire pour exploser les joueurs les plus puissants, du mode multi.
En bref, les créateurs nous ont servi une merveille en multi-joueur, par contre le mode solo en a subit les frais… Mais, on ne s’inquiète pas, car, pour ceux qui n’ont pas d’amis (ça changera peut-être avec animal crossing, qui sait ?) le mode multi-joueur peut se jouer seul, contre des adversaires gérés par la console. Tout le monde, ou presque, devrait donc trouver son compte sur cette excellente cartouche.
En solo: 2.5/6
En multi-joueur: 4.5/6
(PS: Mon article est protégé par des droits d'auteur...)
Le manga commence à avoir une grande influence chez nous, il n’est pas rare de croiser quelqu’un dans les transports avec un manga à la main, de tout âge et de tout sexe, mais son importance dans la société nippone est beaucoup plus marquée.
Le manga a une utilité dès l’enfance, il sert d’éducation pour les enfants et, surtout, les adolescents, et leur enseigne des valeurs telles que l’honneur ou l’amitié (la discipline est très stricte, là-bas). Mais le public visé est-il entièrement infantile ?
La réponse est non, car tout le monde trouve chaussure à son pied son, et c’est sa pluralité qui rend le manga aussi populaire. Il aborde tous les domaines, tout les styles, et chacun trouve son public.
Le manga est présent dans la presse (40% de la presse japonaise, quand même), coûte relativement peu cher (pas de couleurs, papier recyclé) et se lit rapidement. Les tomes de Jump (un hebdomadaire de 5cm d’épaisseur qui vous fournit un chapitre de vos mangas préférés par semaine) se lisent assez rapidement, et il n’est pas rare d’en trouver un dans le métro japonais, que quelqu’un aurait gentiment laissé pour un autre utilisateur.
Un marché aussi fructueux est obligé de s’étendre aux jeux vidéo, et c’est évidemment le cas sur la NDS (sinon, je n’aurai pas tapé cet article).
Le manga étant un très bon filon, on en trouve des copies un peu partout, il ne faut pas se laisser piéger par les jaquettes qui ont souvent l’air alléchantes (c’est le cas, par exemple de Devilish qui a une super jaquette faisant penser à un jeu d’action/aventure…. Et qui n’est en fait qu’un jeu de flipper à l’air moyen…).
Il ne faut pas confondre jeu et artwork, je ne parlerai ici que de jeux dont l’inspiration manga est réellement présente. C’est le cas, par exemple de Castlevania : Dawn of Sorrow, dont l’histoire et les personnages sont vraiment inspirés par le manga (avec une mention spéciale au personnage d’Arikado). Malheureusement, ce style de jeu plutôt typé « japonais », ne sort que très rarement dans nos contrées, c’est le cas, par exemple de Ouendan (sur lequel je ne m’attarderai pas, car un test à déjà été fait).
Je ne continuerai pas plus longtemps sur les jeux sortis, pour parler de jeux beaucoup moins connus, ou que nous attendons d’ici peu.
Comment parler de « look manga » sans aborder la future bombe de Nintendo : The Legend of Zelda : Phantom Hourglass ?
Reprenant les graphismes de son aîné sur NGC (The Legend of Zelda : The Windwaker, pour les incultes), ce nouvel opus nous permet de retrouver un Link adorable avec des gros yeux et en cell-shading et qui ressemble étrangement… à un personnage de manga ! Ce qui était plaisant sur NGC se retrouve dans notre poche et avec en plus une caméra qui se place comme dans les anciens épisodes (et je prend pour référence TLoZ : A Link to the Past). Le jeu est prévu pour le courant de l’année 2006 chez nos amis nippons.
Le prochain jeu qui vient à l’esprit est encore une licence, mais de chez Namco, cette fois. Il s’agit d’un nouveau Tales of… (il faut signaler que cette série a déjà été retranscrite en série animée à plusieurs reprises). Ce nouvel opus se nommera Tales of the Tempest, et gardera (comme Zelda) les principes mis en place par son grand frère, Tales of Symphonia (encore sur NGC), c'est-à-dire l’aspect cell-shading et le système de combat en temps réel (comme tous les autres épisodes, d’ailleurs) avec une certaine différence néanmoins, le système de lignes qui donne des combats en profondeurs. Le jeu est également prévu pour le courant de l’année au Japon.
Autre licence, malheureusement inconnue dans nos contrées, les Tengai Makyo font leur retour sur console. Humour tordu, personnages attachants et héroïsme sont la formule de ce jeu aux aspects manga qui a très peu de chances de voir le jour sur notre bon vieux continent.
Assez de licences, il y a quand même un peu de neuf sur DS.
Je pense notamment à Tao, un Donjon-RPG avec un principe proche de Pokemon. Sympathique, mais il n’a pas l’air de briller par son scénario (comme à l’époque…). Le jeu ne va pas tarder à sortir dans nos contrées. On attend beaucoup d’autres jeux, comme Cooking Mama (un jeu de cuisine), Kaito Rousseau (des mini-jeux de dessin) ou encore Croket (un jeu de stratégie signé par nos amis de chez Konami).
Mais la plus grosse part du commerce manga vient de ses adaptations, et elles sont nombreuses.
Nous étudierons les adaptations en deux parties. Tout d’abord, les adaptations fidèles et plus ou moins intéressantes, puis celles que je nommerai les « foutages de gueule ».
Vous ne le savez peut-être pas, mais vos mangas préférés sont adaptés sur console, et si vous n’êtes pas vraiment au courant, c’est normal, car ces adaptations ne sortent que très rarement chez nous (en fait, à part les différents DBZ, il n’y a jamais vraiment eu de sorties).
Nous n’avons eu, pour le moment, qu’un certain nombre d’adaptations, sur DS. Je n’aborderai pas les Naruto (présents sur toutes les consoles) pour m’attarder sur des licences un peu moins connu.
Bon, évidemment, il y a Jump Superstars, mais un test est déjà disponible sur le site, donc passons à la petite dernière en date : MÄR.
Sortie le 30 mars, cette adaptation est un action-RPG à l’air fort sympathique avec des graphismes mignons, mais qui n’exploitent pas réellement la puissance de la console, dommage. Les fans de la série devrait y trouver leur compte, comme les fans de Bleach qui ont pu essayer un bon jeu de combat jouable jusqu'à 4 et avec un mode online, s’il vous plait. D’excellents graphismes, des musiques qui collent et une fluidité exemplaire, ce jeu a tout pour plaire, si on exclut la langue, évidemment.
Beet the Vandel Buster a également eu une petite adaptation en RPG, mais qui est passée (comme MÄR) relativement inaperçue (ce qui s’explique facilement étant donné que le manga du même nom n’est toujours pas sorti chez nous…). Pourtant l’adaptation de cette licence n’est pas sans être désuète d’intérêt ; car tout en plongeant le joueur dans l’univers caractéristique à la série (assez proche de Dragon Quest) et le faisant interagir par moment avec les héros du manga, il nous place dans la peau d’un personnage original inventé spécialement pour le jeu et nous fait vivre une aventure parallèle. Enfin, si la réalisation globale reste assez moyenne, l’influence du manga quant à elle apporte des éléments et un système de jeu qui en font un jeu assez sympathique.
Autre série qui a fait une sympathique excursion sur DS, Fullmetal Alchemist (si vous ne connaissez pas, je ne peux plus rien pour vous). C’est un petit jeu d’action, sans prétention. Il y a bien mieux, mais si on est fan…. (Quand on aime, on ne compte pas, et vu la qualité de la série et de son adaptation DS…). On peut également parler de Eyeshield21, qui a une adaptation qui semble fort sympathique (bien que mystérieuse), ou les différentes licences pokemon/digimon, mais les informations manquent, espérons que l’E3 de cette année soit une source de surprises de ce côté-là …
Maintenant, on va parler des choses qui fâchent, les moments où les développeurs prennent les joueurs pour des pigeons, bref, les grosses déceptions.
La première qui me vient à l’esprit est Tsubasa Reservoir Chronicle, il est en effet assez grisant de voir un shonen adapté en RPG où les combats se déroulent avec un système de pierre feuille ciseaux.
Autre grosse déception, Hamtaro (mais on s’en doutait, donc…), ainsi qu’une adaptation du monde de Lamu, très joliment nommée Urusee Yatsura -Endless Summer, et qui n’est qu’une simulation de drague comme on en a déjà eu des tonnes…
Dans cet article, je n’ai pas cité un grand nombre de jeux (comme Caduceus ou Phoenix wright.) car ils ont déjà été largement abordés sur le site… Je pourrai aussi parler de Lost Magic, avec son style proche des œuvres de Miyazaki… Et je m’excuse pour tout les jeux que j’ai oubliés, ou que je n’ai pas voulu cités, car trop peu représentatifs.
J’espère juste que vous aurez eu autant de plaisir à lire ce dossier que j’en ai eu à le rédiger.
(PS: Cet article est protégé par des droits d'auteur, merci...)

